Reflexion de voyage
June 23, 2026
15 minutes

Voici mes 7 plus belles rencontres en voyage solo

Je vous raconte mes plus belle rencontres en voyage solo qui ont marqué ma vie, et qui m'ont permis d'établir de vraies relations avec les voyageurs et locaux du monde entier !

Voici mes 7 plus belles rencontres en voyage solo

Table des matières

Le voyage m’a beaucoup aidé à sortir de ma zone de confort. Je ne m’imaginais pas rencontrer autant de voyageurs sur ma route et de manière spontanée.

Quand j’y pense, certains d’entres eux m’ont fait réaliser des choses et me remettre en question sur différents aspects de ma vie.

J’aimerais donc vous partager mes meilleurs anecdotes de voyage liés à mes plus belles rencontres lorsque je voyage en solo.

Gerard : ma rencontre marquante pour mon premier voyage en solo

Gerard : une personne simple avec beaucoup d'attentions aux détails

J’aimerais vous raconter l’histoire qui a marqué ma première année de voyage en solo avec la rencontre d’une personne que j’apprécie énormément : Gérard.

Pour vous resituer le contexte, j’avais 19 ans à cette époque. J’étais alors en 2ème année d’études supérieures, et je traversais une crise existentielle concernant ma vie et ce que je voulais vraiment faire plus tard.

Mes études ne me plaisaient pas vraiment, sauf que je n’avais pas le choix de continuer car c’était ma mère qui payait mes études.

Dans une famille vietnamienne, de bonnes études sont très importantes pour réussir sa carrière et mener un jour une vie stable.

Mes choix de vie étaient conditionnés par les exigences de ma mère, et où je n’avais pas vraiment mon mot à dire.

Sachant qu’à ce moment, j’étais une personne timide sans beaucoup de personnalité, et qui voulait faire l’intéressant pour attirer l’attention de ses camarades.

A mes heures perdues, je jouais aux jeux vidéos, regarder beaucoup de vidéos sur Internet, et ne sortais pas beaucoup pour me sociabiliser.

Pour vous dire que je n’étais pas très bien dans ma peau, car je me cherchais encore, sans réellement trouver ma propre voie.

Tout ce que je savais, c’était que j’aime voyager, découvrir le monde. C’est tout. Pas très original vous allez me dire.

Ma mère, qui avait senti que j’étais à deux doigt de tout quitter pour me réorienter vers quelque chose qui me plairait plus, a décidé de me laisser voyager, à condition que je continuais mes études.

J’avais dit oui. Même si je devais prendre sur moi les années d’après pour obtenir mon diplôme.

Pour mes vacances d’été, j’avais décidé de partir autrement. Sans famille, sans amis. Tout seul. Et je voulais aller au Japon pour ce premier voyage.

Sauf que le problème, c’était l’argent. Mise à part la bourse du CROUS qui m’avait permis d’économiser 1000€ au total, je n’avais pas les moyens de partir très loin.

J’avais la chance de vivre et d’être nourri encore chez ma mère. Donc à ce niveau, je n’avais pas eu besoin de beaucoup dépenser.

Pour m’aider à concrétiser mon voyage, ma mère m’a aidé à financer le billet d’avion. Le reste, c’était moi qui devait me débrouiller. Je ne pouvais être que reconnaissant pour tout ce qu’elle a fait pour moi.

Car sans elle, toutes les choses que me sont arrivés jusqu’à présent n’auraient pu se faire sans son aide. Donc je remercie beaucoup ma mère pour ça 😊

En juillet 2017, je partais en direction de Kyoto au Japon pour faire du volontariat dans une guesthouse pendant 1 mois. C’est grâce à la plateforme Workaway que j’ai réussi à trouver ma mission.

Une fois sur place, j’ai rencontré Tomo, mon manager, qui m’a expliqué les différentes tâches à devoir effectuer. Un japonais très sympathique et accueillant.

Il m’a ensuite présenté à un des volontaires qui était présent juste à côté. Il s’appelle Gerard.

D’origine taïwanaise mais ayant vécu toute sa vie en Californie, c’était quelqu’un de posé et de très gentil avec qui j’ai eu ma toute première conversion.

Au départ, ce n’était pas simple, car à la base, mon niveau d’anglais était médiocre. J’avais du mal à formuler mes phrases, mais en même temps, c’était un vrai challenge pour moi.

Avec Gerard, les échanges étaient fluides et agréables. Car il m’a laissé le temps de parler pour me présenter et parler de moi. Et lui, parlait avec un accent compréhensible qui m’a beaucoup aidé à comprendre l’anglais par la suite.

Gerard était aussi la personne qui m’a accompagné le premier jour pour mon travail.

Mes premiers échanges, bien que parfois maladroit, m’a quand même permis de progressivement tisser des liens avec lui.

Notre première sortie en ville a été un peu spécial. Gerard avait ramené son appareil photo reflex pour prendre quelque photos.

Comme j’y connaissais pas grand chose, Gerard m’a expliqué les principes de base pour prendre de belles photos.

Avec la pratique, j’ai commencé à m’intéresser à la photographie.

Beaucoup de fois, on s'était retrouvé dans l'espace à vivre pour profiter des moments avec les autres voyageurs, pour simplement discuter, et participer aux activités qui sont proposées par la guesthouse.

Quelques soirs, on proposait avec les autres volontaires de sortir pour aller manger dans un restaurant du coin, explorer la ville, ou se retrouver dans un bar.

A la fin, la personne avec qui j’avais le plus d'affinité, c'était Gerard. Car c'était avec lui que j’avais passé le plus de temps en fin de compte. Mais pas seulement.

C'est aussi grâce à lui que mon séjour au Japon m’a ouvert les yeux sur plusieurs aspects de ma vie.

J'ai pris goût à faire de nouvelles rencontres, m'intéresser à de nouveaux domaines dont la photographie, et que malgré toutes les visites touristiques que j’avais pu faire, mes meilleurs souvenirs étaient le fait d’avoir passé du temps de qualité avec lui et les autres voyageurs.

C’est à partir de là que toutes les remises en question que j'avais eu avant mon voyage se sont dissipés pour laisser place à plus de clarté dans ce que je voulais entreprendre.

Depuis ce voyage, je n’ai pas arrêté de voyager seul, en quête de nouvelles rencontres inspirantes, et profiter de chaque instant avec les voyageurs que j’apprécie, quitte à laisser tomber mes plans de la veille.

Steve : une de mes plus belles rencontres et source d’inspiration à Taiwan

Steve : un gars cool avec beaucoup d'énergie !

Je pense notamment à un de mes amis français que j’avais rencontré à Taiwan pendant mon volontariat dans une auberge de jeunesse en 2019 : il s’appelle Steve.

La première fois qu’on s’est vu, c’était le jour où il commençait son travail comme volontaire.

Je me rappelais ce jour là que je l’avais abordé parce qu’il avait un accent français lorsqu’il parlait anglais.

On a commencé à discuter pendant quelques minutes, puis à sympathiser. De là, on s’est proposé d’aller explorer Taipei comme on était plus ou moins arrivé en même temps dans le pays.

Une fois ses heures de travail effectuées, on est sorti le soir avec son appareil photo. Pour X raisons, on a tellement aimé l’ambiance de la ville et toutes ses lumières qu’on s’est pris en photo, histoire de s’initier un peu à la photographie.

On discutait de différents sujets, sur ce qu’on faisait et ce qu’on aspirait dans la vie.

Steve était parti à Taiwan pour faire un PVT (Permis Vacances Travail) pour rester 1 an sur place, trouver des petits boulots en tant que volontaire et pouvoir explorer l’île.

Il m’avait raconté sa vie pour que j’en sache plus sur lui.

C’était une personne qui n’avait pas réussi son BAC, qui n’aimait pas le travail en entreprise et aimait plutôt profiter de la vie, même s’il n’avait pas beaucoup de sous sur lui. Il enchainait les missions d’intérim pour économiser, et s’en servir pour des activités qui comptent plus à son épanouissement.

Lui-même était perdu dans sa vie après le BAC, et ne se voyait pas vivre une vie de salarié. Car selon lui, la vie devrait se vivre à fond en explorant le monde qui nous entoure, et non pas en restant collé sur une chaise à manipuler des chiffres.

Il avait 8 ans de plus que moi et dégageait constamment de la positivité.

Plusieurs fois on est sorti explorer la ville de Taipei, j’ai senti que c’était une personne simple. Je le voyais vivre comme un frugal, pas dépensier et mettait de côté cet argent pour faire ce qui comptait le plus pour lui.

Niveau nourriture, je le voyais souvent manger très peu, ou juste un paquet de salade sans rien d’autres, parce que c’était pas cher. C’est vous dire jusqu’où il pouvait aller pour survivre plus longtemps à Taiwan !

Il y avait des moments où j’avais de la peine pour lui que je voulais l’aider financièrement. Mais cette situation était tout à fait normal pour Steve, car il avait déjà l’habitude de vivre comme ça.

Je trouvais en lui beaucoup de courage. Car ce n’est pas tout le monde qui pouvait faire comme lui.

J’ai vu en lui une personne qui allait à contre-courant de ce que la société prône, à savoir : fais des études, trouve-toi un boulot stable et continue jusqu’à la retraite.

Non. Lui c’était tout le contraire. Il n’avait presque aucun mal à vivre avec très peu. Et il arrivait toujours à s’en sortir tout en profitant de sa vie à l’étranger.

Contrairement à moi, il était intensément ancré dans le moment présent et ne pensait à rien d’autres que profiter de chaque instant avec les voyageurs.

Il ne se posait pas 10 000 questions, et lorsqu’il avait envie de faire quelque chose, il le faisait.

C’est en ça que j’ai trouvé beaucoup d’inspiration en lui. Car même si on suit deux chemins différents, j’ai réussi à tirer partie de son énergie débordante et sa capacité à s’en sortir malgré les difficultés pour voir les choses différemment dans ma vie.

Jihwan : une rencontre inattendue à New York, maintenant un de mes meilleurs amis

Jihwan : un coréen vraiment sympathique et dévoué

J’ai aussi une autre belle rencontre que j’aimerais vous raconter.

A l’occasion de la réouverture des frontière post-covid, j’étais parti avec un ami à moi à New York en 2021.

On logeait dans un hostel en plein milieu de Manhattan (et qui nous avait coûté assez cher !) pour être au plus proches des zone touristiques, mais aussi essayer de faire de nouvelles rencontres.

Dans notre dortoir, on avait rencontré par hasard un coréen qui était de passage pour lui aussi visiter la ville : il s’appelle Jihwan.

A la base, il faisait des études de droit à Indianapolis dans le cadre d’un échange universitaire. C’était un étudiant qui n’avait pas non plus beaucoup d’argent, et vivait de ses économies lorsqu’il avait fait son service militaire en Corée du Sud.

Après quelques échanges avec lui, on a fini par explorer ensemble New York. Quelque jours après, on s’est dit au revoir car mon ami et moi devions partir à Miami, et lui devait retourner pour ses études.

Trois mois après, je reçois un message de sa part, et m’annonce qu’il va visiter l’Europe pendant 2 semaines. Il avait décidé de ne plus poursuivre son échange aux Etats-Unis, et a préféré voyager à la place. Il me demande donc si mon ami et moi sommes disponible pour qu’on se voit à Paris.

Jihwan allait donc venir 1 semaine pour visiter Paris. On a donc décidé de lui faire visiter les meilleurs endroits en tant que local pour lui montrer les environs. A la fin, il nous dit qu’il a trop aimé son séjour grâce à nous. J’étais très content pour lui.

Puis trois mois encore après, j’ai décidé de partir 3 semaines en Corée du Sud. la raison, c’était principalement pour revoir mon ami Jihwan.

C’est en très grande partie grâce à lui que j’ai pu découvrir son pays de manière locale, car il m’a invité chez lui pour dormir, fait rencontré ses amis à l’université, me faire visiter sa ville à Pohang (une ville non touristique), et me donner les meilleurs recommandations de choses à faire.

Au total, on s’est revu 3 fois depuis qu’on s’est rencontré à New York.

Et il y a quelques mois de cela, il m’avait invité à son mariage que je n’ai malheureusement pas pu participer faute de temps.

Aujourd’hui, je peux dire qu’il fait maintenant partie de mes meilleurs amis.

La leçon que j’en ai tiré est que très souvent, lorsque certaines de mes rencontres avec des voyageurs aboutissent à de belles amitiés, je finis toujours par les revoir un jour dans leur propre pays, et avec la chance de voyager de manière locale grâce à eux.

Shion : ma rencontre coup de coeur et que je considère comme ma grande soeur

Shion : une femme avec beaucoup de valeurs humaines et pleine de créativité

Pendant que j’étais en voyage pour voir mon ami Jihwan en Corée du Sud pendant 3 semaines, il faut savoir qu’à ce moment, les frontières du Japon étaient encore fermées aux étrangers.

Le 11 octobre 2022, le pays du Soleil Levant annonça sa réouverture aux touristes. Le jour où j’ai su ça, j’ai tout de suite demandé à ma manager si je pouvais poser 1 semaine de congé supplémentaire. Elle a accepté.

Puis j’ai tout de suite modifié le billet retour de mon avion que j’avais pris avec la compagnie Asiana Airline. Le comble dans tout ça, c’est que je n’avais payé aucun frais pour modifier ma date de retour ni payé la différence tarifaire.

Et c’était grâce à mon ami Jihwan qui m’avait aidé à joindre le service client pour le faire.

Je me retrouvais donc à partir au Japon depuis la Corée du Sud. Le jour de la réouverture des frontières. Mon pays favori. C’était juste incroyable en fait.

Direction Fukuoka. Là où j’ai une amie japonaise qui m’attendais pour me faire visiter sa ville.

Cette amie là, je l’avais rencontré en même temps que mon ami Steve à Taiwan. On faisait tous les 3 du volontariat pour la même auberge de jeunesse.

Elle m’avait proposé un jour de venir la voir dans sa ville, et c’est ce que j’ai fait.

Ma première impression lorsque je suis entré sur le territoire japonais était tout simplement inimaginable.

Il y avait 0 touriste. Seulement que la population locale.

C’était un sentiment vraiment spécial, car je pouvais voir le vrai Japon sans qu’il y ait de foules autour de moi.

Je me suis rendu en direction de la guesthouse où j’allais loger pendant quelques jours : Fukuoka Guesthouse Ship.

Ma première rencontre était une personne du staff qui avait l’air gentille et sympathique. Elle s’appelle Shion.

Une fois les règles du séjour expliquées, j’ai déposé mes affaires dans la chambre, puis je suis retourné la voir pour lui demander conseil sur les choses à voir et à faire autour.

Au fur et à mesure de la discussion, on a commencé à discuter du Japon, de la vie quotidienne et de la société japonaise.

C’est aussi elle qui m’avait introduit aux autres membres du staff, avec qui j’avais aussi pu faire connaissance.

Shion était en quelque sorte le pont qui m’a permis de pouvoir m’immerger dans la culture japonaise en participant aux discussions avec d’autres japonais. Elle me traduisait ce qu’ils me disaient comme je ne comprend pas vraiment la langue, et inversement, elle traduisait ce que je voulais dire aux autres.

J’étais tellement content à l’idée de pouvoir faire beaucoup de rencontres que j’ai fini par mettre de côté les visites en ville que je voulais faire. Mais ça en valait vraiment la peine car je me suis fait un précieux ami en cours de route (je vous détaillerai mon histoire avec lui juste après !).

Shion est quelqu’un de simple avec beaucoup de générosité. Elle-même était une personne qui sortait du cadre du japonais classique qu’on a tendance à associer : des gens qui ne pensent qu’à travailler jusqu’à se tuer à la tâche.

Au contraire. C’était plutôt quelqu’un qui se laisse porter par ses émotions pour vivre une vie qui lui ressemble et qui soit plus alignée avec ses valeurs.

Elle n’avait pas peur de parler de sujets qui fâchent dans une société japonaise où la critique est très mal perçue.

Elle travaille par période pour seulement vivre avec ce qu’elle a juste besoin et construire son projet autour de la photographie. Son objectif n’est pas de devenir riche, mais plutôt de transmettre des émotions à travers ses photos, de faire des rencontres inspirantes. En bref, tout ce qui touche autour de l’humain et l’art.

Shion m’inspire énormément pour son style de vie, bien que parfois assez précaire et difficile compte tenu de la société dans laquelle elle vit.

Mais elle arrive toujours à voir le côté positif de sa vie, et à toujours se rendre serviable auprès des autres.

Je la considère aujourd’hui comme une grande soeur. Car même si on n’est pas de la même famille, elle reste pour moi une personne qui a pris soin de moi pendant mon séjour, et me donner le goût aux nouvelles rencontres.

Depuis cette rencontre, on a eu l’occasion de se revoir 2 fois. Une fois au même endroit, et une fois à Paris.

Et pour moi, c’est toujours un plaisir de la revoir !

Tatsuki : une rencontre incroyable d’une personne au grand coeur

Tatsuki : un japonais avec beaucoup de générosité

En même temps que j’ai rencontré Shion, j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer une autre personne dans la guesthouse.

Un garçon qui s’appelle Tatsuki, originaire de la ville d’Hiroshima, mais habitant sur l’île d’Okinawa. Il a le même âge que moi et est passionné de photo.

Il se trouvait dans l’espace à vivre, situé juste en face de la réception où se tenait Shion.

A ce moment, il travaillait sur son ordinateur pour retoucher ses photos.

Au départ, je n’osais pas trop lui parler car il ne pouvait pas parler anglais. Puis progressivement, on a tous les 3 commencé à discuter ensemble, avec Shion comme traductrice.

Tout est parti d’un moment où Shion m’avait indiqué qu’elle tenait une exposition temporaire de photo dans un café pas très loin de la guesthouse.

Tatsuki était curieux de pouvoir admirer ses photos. Alors je me disais : “Allez, pourquoi ne pas y aller aussi”.

Sur la route, les discussions étaient assez compliquées à cause de la barrière de la langue.

Avec mes quelques notions de japonais que j’avais appris dans un cours en école d’ingénieur, j’arrivais plus ou moins à formuler des phrases simples.

Les sujets de conversations se résumaient simplement à “Tu fais quoi dans la vie ? Tu habites où ? Tu as des frères et soeurs ?”. Basique, mais assez pour briser la glace.

Cette première rencontre avec lui n’était que le début d’une amitié car en réalité, j’ai commencé à vraiment sympathiser avec Tatsuki dans un autre voyage au Japon.

J’envisageais de repartir là-bas l’année d’après, en 2023. Mais avant ça, j’ai demandé à Tatsuki s’il était disponible pour que je puisse le revoir. Il était libre.

De par sa disponibilité conditionnait mon itinéraire au Japon. J’ai donc pris mes billets d’avion, direction Okinawa pendant 1 semaine.

Tatsuki m’attendait dans sa petite ville à Nago, située au Nord de l’île. Pour m’y rendre, j’ai pris le bus qui m’a emmené là-bas en 1h.

Son accueil était vraiment chaleureux, et j’ai senti qu’il voulait me faire découvrir Okinawa à sa manière, comme un vrai local.

Cette fois-ci, je m’étais préparé à pouvoir être plus à l’aise en japonais pour lui parler, malgré le fait qu’on ait utilisé de temps en temps un traducteur.

Sur 2 jours, il m’a emmené avec lui avec sa voiture pour me montrer les environs.

Il m’a recommandé de loger dans une guesthouse sur l’île Sesoko dont il connait bien le propriétaire. Il s’est même dévoué en venant avec moi pour dormir une nuit, histoire que je puisse faire connaissance avec lui, sa femme et sa fille le temps d’une soirée.

C’était pour moi la meilleure guesthouse que j’ai expérimenté de toute ma vie.

On partageait tous ensemble le dîner autour d’une table, et dans un cadre idyllique.

J’ai beaucoup appris d’eux, et j’ai senti que c’était une famille très décontractée qui profitait vraiment des moments avec ses guests.

Grâce à Tatsuki, j’ai eu l’opportunité de côtoyer des personnes qui ont une vie radicalement différente, et qui aiment ce qu’ils font.

Lui et moi on s’est ensuite posé sur le toit de la guesthouse pour admirer les étoiles. De là, on a commencé à entretenir des discussions profondes.

Plus je commençais à le connaître, plus je voyais en lui une personne avec un grand coeur.

C’est une personne simple et positive, qui aime profondément aider les enfants et souhaite un jour pouvoir avoir son propre orphelinat. Il travaille dans un établissement scolaire à côté de chez lui avec comme objectif d’influencer les futures générations à suivre leur propre voie. De temps en temps, il participe à des shooting photo pour des photos de couple ou famille.

Ce genre de voyage m’a fait réalisé à quel point les rencontres peuvent vraiment transformer une expérience de voyage en souvenir inoubliable.

Max en Solo : un baroudeur qui partage les mêmes valeurs que moi

Max en Solo (tout à droite) : un gars à l'âme d'aventurier avec beaucoup d'ambitions

Toujours sur l’île d’Okinawa, après avoir revu Tatsuki, je suis reparti sur la route en solo pour explorer les autres régions de l’île que je n’avais pas encore fait.

Je me suis dirigé tout au Nord pour découvrir le parc national Yanbaru.

Sauf qu’une fois sur place, mes plans ont directement changé.

Histoire de prendre mes marques, j’avais décidé de prendre une nuit à Yanbaru Hostel, le seul qui était le plus abordable. J’avais dépensé 35€, ce qui était assez cher par rapport au prix habituel des hostels à Okinawa.

En me rendant sur place, je me suis rendu compte qu’il n’y avait quasiment  personne, à part le manager qui semblait bien occupé par ses affaires.

J’ai demandé à poser ma valise pour pouvoir faire le tour de la ville, car je ne pouvais pas encore faire le check-in.

Il m’a suffit de quelques minutes pour me rendre compte que j’étais situé dans une ville un peu morte, sans aucune activité et loin de toutes les randonnées. En plus de ça, il y avait quasiment peu de passage du bus dans la journée si je voulais explorer les environs.

Qu’à cela ne tienne. J’ai décidé de rebrousser chemin en revenant sur la ville de Naha pour y trouver plus d’ambiance. Mais au passage, j’ai perdu mes 35€ pour une nuit que je n’avais pas fait. Tant pis, ça fait partie du voyage !

Sur le retour, j’ai décidé de loger à Santiago Guesthouse Naha, un petit lieu très sympa que j’avais bien aimé pour son espace à vivre. Le staff était vraiment sympa, et parmi eux se trouvaient des volontaires qui travaillait en échange d’un logement gratuit.

C’est là que j’ai rencontré pour la première fois Maxime, a.k.a Max en Solo, un français qui est originaire de Carpentras, une ville pas très loin d’Avignon.

Avec son BAC ES en poche, il avait ensuite continué ses études vers un STAPS. Un an après, il a fini par changer de cap car les cours étaient beaucoup trop théorique, et pas assez axé sur le sport.

Son plus grand rêve : il voulait voyager, engranger des valeurs de vies, de l'expérience dans divers domaines, se découvrir et dépasser ses limites.

Pour ce faire, il a tenté de rentrer dans l’armée de Terre Française, une carrière qui était le meilleur compromis par rapport à ce qu’il voulait faire, en plus de se voir devenir un futur militaire.

Mais son destin en a décidé autrement. Sa maladie aux yeux lui a empêché de poursuivre cette voie. Ce fut une grande désillusion pour lui.

Par tous les moyens, il voulait accomplir son objectif de pouvoir voyager. Et c’est en enchainant quelques travails pour économiser de l’argent qu’il a fini par se lancer à l’aventure.

A ce moment, Maxime faisait un PVT pendant 1 an pour explorer le Japon. Avant qu’on se rencontre, il avait déjà réalisé plusieurs volontariat dans plusieurs guesthouses un peu partout dans l’archipel. Du Nord jusqu’au Sud.

Il avait un budget d’environ 10 000€ pour survivre pendant ce temps, et avait pour objectif de profiter un maximum des moments passés avec les voyageurs, pratiquer son japonais, et espérer un jour vivre au Japon définitivement.

Au cours des discussions, j’avais compris que c’était un vrai baroudeur qui n’avait pas peur de voyager hors des sentiers battus.

Il m’avait raconté que sur un coup de tête, il avait décidé de marcher à travers toute la préfecture de Kyushu. Pour vous dire qu’il faut plus de 3 jours pour relier les deux extrémités à pied. Mais il l’a fait.

En passant par des routes montagneuses assez escarpées, suivre des routes de campagnes, à dormir en pleine forêt la nuit et dans les stations de train, il a fini pas arriver à sa destination.

Le lendemain, on a décidé d’aller se balader dans la ville de Naha pour découvrir de nouveaux spots, et en même temps discuter de notre situation, ce qui nous a amené à voyager à Okinawa et ce qu’on pense de la vie en général.

C’était des discussions vraiment intéressantes que je n’oublierai pas, car j’ai vu en lui une personne qui avait de bonnes valeurs, et qui avait des ambitions à réaliser tout ce qu’il entreprenait.

On s’était posé dans une boulangerie pour simplement continuer nos discussions, et c’est là que je me suis rendu compte qu’on partageait énormément de point commun : on aime vraiment le voyage qui bénéficie aux rencontres spontanées, créer en profondeur des liens étroits avec les voyageurs.

Après ce voyage au Japon, j’ai également eu l’occasion de le revoir. Ce n’était pas en France, mais au Portugal dans la ville de Porto. C’était en été 2024.

Il m’avait annoncé qu’il allait tout quitter pour aller partir au Japon dès la nouvelle année 2025. Et c’est ce qu’il a fait.

Pendant 1 an et 3 mois, il allait étudier le japonais, et en parallèle, trouver un job qui puisse le rémunérer pour se loger et de quoi vivre sa vie sur place.

Aujourd’hui, il vit maintenant au Japon. Très content de son parcours, et ne regrette pour rien au monde son choix.

Laura : une rencontre improbable qui partage maintenant la vie avec moi

Laura : ma copine que j'aime !

Pour terminer mon article parmi les plus belles rencontres que j’ai fait pendant mon voyage solo, j’aimerais vous partager mon histoire qui a depuis radicalement changé ma vie : celui où j’ai rencontré ma copine actuelle pendant mon voyage au Portugal.

C’était en 2024, en plein mois d’été. A ce moment, c’était la période des Jeux Olympiques à Paris.

Contrairement à d’autres voyageurs qui viennent pour voir l’évènement, j’ai préféré m’éloigner de Paris pendant 2 semaines.

Il me fallait faire un choix de destination. Car réserver ses billets pendant la haute saison coûtait vraiment cher.

Sur Instagram, je suis tombé par hasard sur les Stories de mon ami Max en Solo (celui que j’avais rencontré à Okinawa, vous vous rappelez ?), qui était rentré en France après son PVT au Japon.

Il se trouve qu’il était au Nord du Portugal avec sa famille pendant 2 semaines.

Mon instinct me disait d’aller le revoir là-bas. J’ai donc tout de suite regardé les billets d’avion pour atterrir à Porto. Et devinez quoi, le prix n’était pas trop cher !

J’ai contacté mon ami pour lui demander s’il était disponible pour qu’on se revoit à Porto. Il a dit oui.

J’ai donc réservé mes places et préparé mon sac de randonnée de 30L.

Une semaine après, je partais pour le Portugal.

Une fois sur place, je m’étais dit que ça serait l’occasion de voyager de ville en ville pour découvrir ce que ce beau pays a à m’offrir.

Les premiers jours, je suis resté 4 jours à Porto pour vraiment m’imprégner de l’ambiance de la ville, et bien entendu revoir mon ami Max.

Ensuite, j’ai fait le tour dans le Nord en faisant Braga, puis en passant par Coimbra, et pour enfin profiter de la plage à Nazaré.

Tout au long de ce périple, je n’avais pas rencontré de voyageurs avec qui j’avais particulièrement d’affinité. La grande majeure partie d’entre eux étaient plutôt branché soirée, faire la fête dans les bars du coin, sans qu’il y ait beaucoup de profondeur dans les échanges.

En particulier au Portugal, il était assez difficile de trouver de bonnes guesthouses/hostels qui proposent une ambiance plus détendue, et où la culture du pays prime avant les jeux d’alcools.

Sauf une à Nazaré, dont l’ambiance était calme, posée et où les voyageurs que j’avais rencontré étaient plutôt en mode détente. Ce lieu, c’était Paz y Amor Guesthouse.

Il s’agit d’un lieu situé dans les hauteurs de la ville, et où on a une très belle vue sur les environs de la ville depuis la cuisine commune. Le prix est également très abordable pour la qualité de prestation.

Pour ma part, j’ai choisi de loger dans une chambre mixte avec lits superposés, et d’y rester 3 jours.

En entrant dans la chambre, je tombe sur deux personnes : une colombienne du nom de Laura et une chinoise qui s’appelle Nan. Elles étaient en train de discuter entre elles.

Quand à moi, j’en profite pour déposer mes affaires à côté de mon lit.

Il m’a fallu quelques minutes avant de rentrer dans la discussion, histoire de me présenter, les connaître un peu plus et partager nos expériences de voyage.

A ma surprise, il se trouvait que Laura savait parler français. Car elle habite en France depuis quelques années.

Le temps passe, et on décide tous ensemble d’aller manger au restaurant du coin pour partager un bon moment, et continuer notre discussion dans un cadre convivial.

Au fil de nos discussions, je commençais à entretenir de plus longues conversations avec Laura car on s’entendait très bien.

Comme mon voyage était flexible, j’ai décidé de rester 2 jours de plus à Nazaré. Car je voulais rester plus longtemps pour parler avec elle.

Pendant 5 jours au total, nous nous sommes parlés pour mieux nous connaître, partager nos repas ensemble et profiter d’être dans une ville calme pour se balader et visiter autour.

Ce qui m’a vraiment plus chez elle, c’était son côté calme et douce lorsque je lui parlais. C’était au travers de discussions profondes que j’ai appris à la connaître et à ressentir une sincérité dans ses paroles.

Au final, nous partagions la même vision de la vie avec une envie de se soutenir mutuellement dans nos projets.

Voyage, découverte de nouvelles cultures, partager des moments avec les autres, vivre une vie simple, c’était les choses que nous avions en commun.

Nous entretenions un respect mutuel, car nous voulions que le bien de l’autre.

On se laissait de l’espace pour que chacun puisse avoir du temps pour lui.

Le courant passait bien entre nous deux, et plus les jours passent, plus je commençait à développer des sentiments pour elle.

C’est au bout d’une semaine que j’ai entrepris de vouloir sortir avec elle.

Une semaine, c’était le temps qu’il m’aura fallu pour me dire : “je crois que c’est la bonne personne”.

Sachez à ce moment que je n’étais pas du tout dans une optique de trouver qui que ce soit.

J’avais eu simplement envie de découvrir ce magnifique pays en le parcourant tel un baroudeur.

Elle-même m’a raconté qu’elle n’avait aucune intention de rechercher une personne lors de son voyage au Portugal.

Son objectif à elle, c’était de se reposer pendant 5 jours entier pour se déconnecter des projets musicaux qu’elle a enchaîné les derniers mois.

Ma flexibilité dans le voyage aura eu raison de moi pour le coup. Car si je n’avais pas choisi de rester 2 jours de plus à Nazaré, les choses auraient pu être différentes.

Je n’aurais pas eu le temps de développer des sentiments ou une vraie relation de complicité avec elle, et je ne serai peut-être pas là pour vous raconter cette histoire.

Comme quoi, le destin en a décidé autrement pour qu’on se retrouve maintenant à partager la vie ensemble depuis maintenant presque 2 ans.

Conclusion

Je suis vraiment content qu’avec toutes ces années d’expériences en solo backpack, j’ai fini par trouver la vraie raison de voyager.

Toutes ces belles rencontres que j’ai fait m’ont donné plus de confiance en moi, à savoir renoncer à mes plans initiaux pour établir des liens plus profonds avec les personnes que je rencontre, prendre l’initiative d’engager une première discussion avec un voyageur et me laisser porter par mon instinct.

Je pense vraiment qu’en combinant l’humain au voyage, chaque expérience devient unique, et l’on se rend compte de la chance qu’on a de pouvoir côtoyer des voyageurs ou locaux qui ont de belles valeurs à nous partager.

Chaque rencontre est une source d’inspiration qui m’a permis d’en apprendre plus sur moi-même, sur ce qui est bon pour moi, et comment j’envisage mon avenir.

Pour ma part, ces 7 rencontres on été celles qui m’ont le plus impacté dans ma vie, car elles ont joués un rôle très important sur qui je suis aujourd’hui. Sans elles, les choses auraient été bien différentes.

Temps de lecture
15 minutes
Mis à jour
June 23, 2026
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